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Origine du projet
A l’occasion de la 7éme édition du Catach Festival, le 10 juin 2022, nous avons réuni les musiciens Txomin Dhers et Bixente Etchegaray (txalaparta), Pierre Loustaunau et Peio Erramouspe (synthétiseurs analogiques) ainsi que l’artiste plasticien Youri Fernandez (scénographie interactive) autour d’un projet de concert « improvisé » mettant en avant la composition progressive et les particularités de la txalaparta.
A la suite de ce concert qui a embarqué plus de 600 personnes ce soir-là, l’association Catach, avec les membres du groupe, ont entrepris de lancer la production d’un spectacle audio-visuel-techno-traditionnel : Txaptrax.
la démarche artistique
Txaptrax est plus qu’un projet de musique live.
C’est l’idée d’ouvrir la piste d’une nouvelle discipline. C’est la rencontre entre la performance de la txalaparta et l’utilisation de la musique électronique. La rencontre de l’organique et de l’électronique afin de créer une musique techno qui est propre à notre histoire. Une techno basque basée sur les phrases rythmiques de la txalaparta.
Chaque planche de la txalaparta est connectée via un dispositif à différents synthétiseurs analogiques, vidéos, et les artistes construisent ensemble une pièce d’électroacoustique de haute intensité en montant petit à petit vers une musique électronique, puis une techno acide et transe variant entre plusieurs influences. (James Holden, Oneothrix Point Never, Plastikman, Phuture, Drexcya, Nick Skitz…) C’est le jeu et le tempo de la txalaparta qui invente cette musique.
Nous avons vu émerger avec enthousiasme la txalaparta comme instrument d’accompagnement des musiques actuelles depuis quelques années, et nous voulons aller plus loin en mettant la txalaparta au centre d’un dispositif audio-visuel où la technique serait au service de cette onomatopée poétique.
Avec ce projet, nous créons un univers sonore et visuel qui permette à tous d’entrer dans cette musique dans la joie, dans la transe et dans la danse. Tous les artistes de Txaptrax sont liés au Pays Basque et à sa culture, et tous ont le désir de transcender, de mélanger et de partager cet héritage culturel. Nous faisons le choix de l’esthétique de la Techno Berlinoise comme catalyseur de cet ambition créative pour jouer avec les antagonismes et créer un choc des cultures. La scénographie du spectacle est liée à l’imaginaire de la capitale allemande en fin de nuit. Alors que la viande grillée turque qui était traditionnellement servie en assiette s’est transformée en sandwich au rythme de la ville de Berlin, qu’est ce que la txalaparta basque pourrait devenir au contact de cette capitale ?
C’est avec cette question en tête que Youri Fernandez a imaginé une scénographie de lumières agitées, comme des enseignes de « Döner Kebap » qui scintillent dans la nuit et dansent sur les bruits sourds et répétitifs qui viennent d’un sous-sol non loin de là.